Le premier brassin (partie 3 de 3)

Si vous suivez notre série de brassage, vous êtes maintenant rendu à la 2-3 semaine. C’est maintenant la dernière étape : l’embouteillage. À ce point, vous avez déjà réussi le défi de brasser une bière, il ne reste plus qu’à la gazéifié et la mettre en bouteille.

Pour lire les autres articles de la série:

Matériel Requis:

  • Auto-siphon et tubulure
  • Bac d’embouteillage
  • Balance
  • Bouteilles
  • Dextrose
  • Fontaine à bouteille (exemple)
  • Fourquet (ou autre long instruments pour brasser)
  • Hydromètre
  • Tige Remplissage (exemple)

(Si vous utilisez des bouteilles à capsule)

(Si vous utilisez des bouteilles de type Grolsch, pensez à occasionnellement changer les joints d’étanchéité )

  • Joints d’étanchéité (exemple)

Partie 3: L’embouteillage

Quand décider d’embouteiller?

La règle générale est d’attendre que la fermentation soit terminée et que la gravité soit stable, dans la majorité des cas, 2-3 semaines en fermenteur suffiront. Certains choisissent d’attendre plus ou moins longtemps, mais 2-3 semaines seront bonnes pour la grande majorité des cas.

Pourquoi est-ce qu’il faut attendre que la fermentation soit terminée? C’est à cette étape que nous ajouterons les sucres qui serviront à gazéifier le contenu des bouteilles. Trop de sucre, et les bouteilles pourraient exploser. Trop peu, et votre bière sera plate. Il est donc impératif de connaitre la quantité de sucre fermentescible avant l’ajout.

Nettoyer les bouteilles

Avec l’alcool présent dans la bière, le risque d’infection est moindre que dans les étapes précédentes, mais toujours présent. Les bonnes pratiques de nettoyage et assainissement sont donc toujours de mise! Notez bien, l’utilisation d’un lave-vaisselle pour cette étape est déconseillée.

Si vous réutilisez des bouteilles, il vous faudra commencer par les nettoyer en profondeur afin d’enlever tout résidu à l’intérieur de ses dernières. Gardez l’oeil ouvert pour des bouteilles ayant moisi avec un fond de bière, vous devrez possiblement recycler ces dernières où acheter une tige de nettoyage pouvant frotter. Sinon, nous vous suggérons un nettoyant alcalin, ou à base de chlore. Dans les deux cas, utilisez une fontaine à bouteille une première fois pour nettoyer toutes les bouteilles, puis une deuxième fois pour les rincer, les nettoyants pouvant laisser un goût désagréable s’ils se retrouvent dans votre bière.

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Tout juste avant l’embouteillage, il vous faudra rincer les bouteilles avec un assainissant. (voir notre article sur L’Asepsie et le nettoyage). Également assainir votre bac de fermentation, les bouchons, l’autosiphon, et tout ce qui entrera en contact avec la bière. Faites attention, il est facile d’oublier d’assainir une pièce d’équipement, et désagréable de tout devoir arrêter. Vaut-mieux faire attention, ce serait bien triste de gâcher tous vos efforts si près du but. N’oublier pas d’assainir les capsule, une bonne idée est de les laisser tremper en attendant de les utiliser.

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Aperçu des manipulations

Nous débuterons par transférer la bière du fermenteur vers le bac d’embouteillage de manière à faciliter les prochaines manipulations. Ensuite, nous mesurerons sa gravité et calculerons la quantité de sucre d’embouteillage requis pour l’effervescence désirée. Nous diluerons ensuite le sucre dans de l’eau bouillie, et mélangerons ce sirop au contenu du bac. Il ne nous restera ensuite plus qu’à embouteiller.

Transférer et vérifier la densité

Débutez par transféré la bière du fermenteur, vers le bac d’embouteillage à l’aide de l’autosiphon. Utilisez ensuite votre hydromètre pour mesurer la gravité en unité de gravité spécifique (S.G.). Cette mesure est appelée la « gravité finale », et vaut la peine d’être notée pour comparer avec vos prochaines brasses. Les densités finales varies, mais sont généralement autour de [1.000, 1.015].

Incorporer le sucre d’embouteillage

Pour qu’une bière soit gazéifiée, il y a deux possibilités. Soit elle est pressurisée par le gaz formé par une fermentation en bouteille, soit elle est pressurisée artificiellement à partir d’une bouteille de CO2 (comme dans les bars).

La première étape de cette section est donc de savoir combien de sucre sera nécessaire pour votre bière. Pour ce faire, nous utiliserons un calculateur en ligne offert par une compagnie d’équipement de brassage. Notez bien, ce calculateur est en anglais, mais il est très facile d’utilisation.

Suivez ce lien, et lisez les prochaines étapes : priming-sugar-calculator

1 – Vous devrez savoir le style recherché. Si vous suivez notre série brassage, vous avez ici deux choix de gazéification: Mild Ale (gazéification faible), ou English Brown Ale (modéré). Sélectionnez votre choix dans la liste sous le « OR« .

2 – Entrez la température de votre bière (où la température de votre pièce si vous n’avez pas de thermomètre à liquide) en degré Farhenheit sous le titre « Current temperature of beer (F):« 

3 – Entrez le volume de bière à embouteiller en Gallon sous le titre « Volume of beer (in Gallons):« 

4 –  Une liste devrait être générée pour vous, au bas de la page. Un autre nom pour le dextrose est le « Corn Sugar ». Regardez dans première colonne « Amount in Grams », pour la quantité de sucre à ajouter.

5 – Vous pouvez maintenant faire bouillir une tasse d’eau pour l’assainir, et y diluer la quantité de dextrose obtenu à l’étape 4.

6 – Mélangez ensuite le sucre dilué dans votre bac d’embouteillage. Il est impératif que le sucre soit bien réparti dans le liquide.

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Remplir les bouteilles et encapsuler

La première étape est de comprendre comment fonctionne votre tige de remplissage. En la regardant, vous verrez qu’elle a, à un bout, une petite tige de plastique. Cette tige permet, lorsqu’elle est pressée, de faire passer le liquide. C’est ce dont nous nous servirons pour arrêter le flot entre deux bouteilles.

Le reste de la manœuvre est grandement facilité si vous êtes deux. Fixez la tige de remplissage à votre tubulure et l’autre bout à votre autosiphon. Prenez votre première bouteille, et appuyez la tige au fond (de façon à renfoncer la tige à son bout). Actionnez ensuite votre autosiphon pour démarrer le flot. Il est important de noter que votre récipient doit être plus haut que votre embout.

Après avoir rempli une bouteille, refermez-la légèrement ou déposez-y une capsule pour s’assurer qu’aucune particule ne se dépose dans le liquide. Si vous êtes deux, l’autre personne peut les refermer au même moment.

Si vous voulez, vous pouvez identifier vos bouteilles sur la capsule avec un sharpie ou à l’aide d’étiquettes adhésives.

Attendre…

Mais, vous me direz, que faut-il attendre avant de pouvoir déguster une bouteille? Environ deux semaines à température pièce. Par mesure de sécurité, placez vos bouteilles hors du chemin, loin d’un calorifère ou d’une fenêtre. Placez aussi une serviette sur les bouteilles. Une bouteille pourrait éclater dans le cas où le sucre a été mal mélangé, où si la fermentation n’était pas terminée. C’est un cas rare, mais vaut mieux prévenir que guérir.

Vous voici maintenant à la fin de votre brasse. Vous êtes maintenant un brasseur ou une brasseuse amateur(e)s! Bienvenue! N’oubliez pas de prendre en photo les bouteilles de votre première brasse et nous les envoyer!

Si vous êtes nouveau sur le site, passez voir nos revues où notre section science brassicole. La prochaine étape de nos cours de brassage est « Le brassage tout grain« .

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